Salope (#Tinder)

J’avais complètement oublié l’existence de Tinder. Je ne savais même plus que ça existait. Ma dernière inscription sur ce site légendaire devait remonter à… 2017? Bref, lorsque je me suis plains auprès de Christophe des suggestions oppressantes et au moins financièrement dérangeantes de Stan, ce premier m’a dit: « pourquoi tu n’essayes pas plutôt Tinder? » Tinder est d’une certaine manière lumineux: c’est gratuit tant que l’on accepte de rester dans un relatif échec, il suffit de son compte Google ou Facebook pour se connecter, et d’une seule photographie pas trop mauvaise et de quelques clics pour se créer son profil. Après c’est le grand zapping, évidemment. Mais ça passe le temps et on se dit que, va savoir, sur un malentendu… 

Quel changement par rapport à Meetic. Évidemment ce que je dis repose sur l’examen d’un échantillon de quelques dizaines de profils qui à chaque fois n’affichent qu’une seule photographie: mais dans la même tranche d’âge (disons, selon les algorithmes qui sont utilisés, 35–50 ans) c’est comme si toutes les bombes sexuelles — et peut-être corrélativement les femmes les plus élevées dans l’échelle sociale — s’étaient passé le mot: « allons sur Tinder et pas sur Meetic. » Je ne dis pas qu’il n’y a que des filles repoussantes sur Meetic, au contraire. Mais il y a indéniablement comme une sélection naturelle d’un site à l’autre. Virginie, King Kong Théorie, à l’aide! Je crois que je ne suis pas prêt de me maquer sur internet. 

Cela dit, ce n’était qu’une première impression, donc peut-être fausse, en outre fondée sur un critère très subjectif; et je n’aurais sans doute pas évoqué cet aspect ni même parlé si promptement de Tinder si je n’avais pas eu l’obligation de relater ce qui suit. Je commence mon zapping, donc. Comme tout bon mec bien banal qui se respecte, je like à peu près tout ce qui défile. Soudain, je tombe sur une blonde (que l’on n’aille pas me taxer d’abuser du stéréotype de la blonde, elle aurait pu être brune, rousse ou teinte en rose cela eût été pareil, c’est juste que c’est le seul détail physique dont je me rappelle) et je reste coi devant sa phrase d’accroche: « (…) tant que vous n’êtes pas bipolaire, vous êtes le bienvenu (…). » Bordel de merde. Qui es-tu toi? Est-ce que tu écrirais: « tant que vous n’êtes pas cancéreux, sidaïque ou paralytique, vous êtes le bienvenu »? Tu es encore jeune, et je vais ainsi souhaiter très fort que ma sympathique maladie te tombe un jour dessus, tu feras moins la fière. Pourriture, connasse ignorante, n’importe quelle péripapéticienne a plus de cœur et de jugeotte que toi. Peut-être devrais-je être une vraie merde et tout faire pour te séduire pour au moment opportun c’est-à-dire une fois dans des draps communs te hurler dessus: « alors, c’est pas bon la baise avec un bipolaire?! » (J’aurais pris la dose de Viagra nécessaire, cela s’entend). Mais je te remercie, tu ne fais que confirmer ce que je pense de l’espèce humaine en général et du cloisonnement dramatique, de la déconfiance aveugle qui règnent sur ces sites de rencontre (certes, nous les hommes y sommes pour quelque chose, mais c’est un autre débat) — il n’y a que voir la récurrence du « passez votre chemin » employé par la gente féminine: les renards restent les renards et les oies restent les oies (#Éric Cantona #Suede). 

Je vais donc très vite passer à l’étape suivante: Grindr. 

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